Lancement

Le 4 mai 2017 à 18h, la chaîne CALEDONIA a été lancée au Centre d'Affaires de Païamboué à Koné, en remplacement de la chaîne NCTV qui émettait depuis décembre 2013.

Photos de l'inauguration

Crédit photo: C.MALECOT

Les discours

Le 4 mai 2017 à Koné

Il y a une dizaine d’années un beau projet a été initié : que les calédoniens se retrouvent dans une télévision qui leur parle de leur pays et qui aussi leur donne un espace d’expression. Le projet de télévision citoyenne a été porté par la province Nord qui a mis en place les moyens de la réussite.

Les moyens financiers, nerf de la guerre, c’est ainsi que deux milliards ont permis jusqu’à aujourd’hui d’investir, de fonctionner, de diffuser les premières images et émissions dans le bouquet gratuit de la TNT.

Autre facteur de réussite, une équipe de jeunes calédoniens volontaires et motivés qui a mis en œuvre le projet.

Malheureusement l’encadrement s’est révélé défaillant, la réaction de l’actionnaire a été rapide. C’est dans ces circonstances que la capacité de Nord Avenir à gérer les entreprises a été sollicitée.

Et c’est ainsi que depuis octobre 2015, je me suis efforcé de créer un cadre de travail favorisant l’expression des talents journalistiques et techniques qui étaient en place.

Je dois ici remercier, moi qui ne connaissait pratiquement rien de la télévision, Pierre Boucaud de son appui avisé de consultant au cours de ces premiers mois de direction générale.

La décision de dissocier la direction éditoriale de la direction générale a été ensuite une des clés de la réussite. Jérémie Gandin, professionnel expérimenté, nous a rejoint en février 2016. Il a accompagné, dynamisé l’équipe, imaginé et conçu des programmes tout en veillant au respect du cahier des charges initial et des règles du CSA.

Nous avons pu ainsi, en bénéficiant des synergies avec les services support de Nord Avenir, faire évoluer la chaîne en 18 mois, aboutir à ce qu’elle est aujourd’hui, ce que vous allez découvrir dans quelques instants.

J’adresse également mes remerciements aux entreprises qui ont travaillé à l’aménagement et l’équipement de ce bâtiment dans des délais contraints sous la supervision des équipes de la SODEAN, aux partenaires techniques, Pacific IP et SpeedCast, TDF, ROM1FT et Trans TV. C’est grâce à eux que ce nouvel outil de travail est aujourd’hui à la disposition de l’équipe éditoriale.

Un nouveau nom va vous être dévoilé, vous devez savoir que c’est un groupe d’étudiants calédoniens animé par un professionnel de la création de marque, réuni à la Maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris qui a trouvé parmi d’autres ce qui sera à partir de ce jour notre identité. Qu’ils en soient remerciés.

Merci encore de votre présence aussi nombreuse.

M. Laurent LE BRUN
Directeur général de la STR (société de télévision et radio)

Le 4 mai 2017 à Koné

Monsieur le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie,
Monsieur le président de la Province Nord,
Monsieur le président de la Province Sud,
Monsieur le président du conseil d’administration,
Monsieur le directeur général,
Mesdames et Messieurs,

C’est un plaisir immense pour moi d’être présent à l’occasion de l’inauguration des nouveaux locaux et de la nouvelle image de NCTV.
Voilà maintenant plus de 3 ans que NCTV fait partie du paysage audiovisuel calédonien et est devenue la référence pour nombre de nos concitoyens.
Je tiens aujourd’hui à vous exprimer mon attachement particulier à cette chaine du pays qui depuis sa création respecte avec brio sa devise « Au plus près de l’actualité calédonienne».
Je crois que vous avez même réussi à être au plus près des calédoniens eux-mêmes.

Par vos reportages de qualité, une ligne éditoriale novatrice mais surtout grâce au temps que vous consacrez à filmer et diffuser la vie quotidienne des habitants de notre île, vous avez déjà profondément inscrit NCTV dans le cœur des familles calédoniennes. Je suis aussi convaincu que la chaine va, avec cette transformation, nous surprendre à nouveau tant par sa qualité que par son engagement quotidien à donner la parole au plus grand nombre.
Vos programmes, par la promotion des territoires, des cultures et l’affirmation des fortes personnalités que vous allez chercher à travers tout le territoire, témoignent de la force de notre île, de sa diversité et de son métissage. Ils donnent du corps à la notion même de destin commun et illustrent l’attachement que nous avons pour nos valeurs communes.
A l’heure où les chaines nationales et internationales véhiculent en continu les pires images de notre monde, nous avons le privilège grâce à vous de disposer d’une chaine locale qui propose un service public de qualité qui, sans faire l’impasse sur l’actualité du monde, sait avec brio nous ramener à l’essentiel en touchant le cœur des calédoniens.

En tant que président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, je veux souligner l’importance de cette chaine qui créée du lien et de la proximité entre les habitants de ce pays et vous remercier pour tout le travail accompli et l’engagement déterminé dont vous faites preuve.
Je veux également vous souhaiter, monsieur le directeur général, monsieur le président du conseil d’administration, ainsi qu’à l’ensemble du personnel ici présent du courage et de la réussite pour cette nouvelle page de l’histoire de NCTV que vous êtes en train d’écrire.

M. Thierry SANTA
Président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie

Le 4 mai 2017 à Koné

Monsieur le président du Congrès,
Messieurs les présidents des provinces,
Mesdames et messieurs les maires,
Monsieur le président de la SAEML, cher Jean-Pierre Djaïwe,
Monsieur le directeur général de la STR (société de télévision et radio), cher Laurent Lebrun,
Mesdames et messieurs, vous êtes tellement nombreux (250 confirmations), Je vous salue donc tous en vos grades et qualités respectives, ainsi je n’oublierai personne,
Chers amis,

Quel chemin parcouru depuis octobre 2010 et l’autorisation par la province Nord de la création de la STR (Société de télévision Radio) suivi de celle d’émettre accordé par le CSA en 2013 !

Pour les Calédoniens, 50 ans après l’arrivée de RFO, l’arrivée d’une nouvelle chaîne de télévision locale fut une petite révolution, une ouverture du paysage audiovisuel Calédonien qui favorise le pluralisme et l’expression démocratique.

Je ne rentrerai pas dans le détail des péripéties que vous avez traversé, cela fait partie de l’histoire de chaque projet, de chaque entreprises et ce sont aussi ces étapes qui forge son identité à NCTV.
Mais la petite chaîne du « Nord », puisque c’est ainsi qu’elle était perçue au départ, a depuis bien grandi et c’est fait, au regard des audiences, une véritable place dans le paysage audiovisuel. D’abord, fin 2012, sur les tablettes et les smartphones avec une petite équipe Internet. Puis, petit à petit depuis le lancement de ses programmes le 8 décembre 2013, dans le salon des Calédoniens. Ce fut, je le sais, un véritable parcours du combattant pour donner corps à cette chaîne locale, encore bien trop dépendante d’achat de programmes extérieurs.

Il aura fallu attendre 2015 pour que l’équipe actuellement en place fasse évoluer la grille des programmes et forme la trentaine de journalistes pour faire, et c’est vous qui le dite, « une télé différente, citoyenne ». Dès 2016, les Calédoniens qui vous suivent se sont rendus compte que NCTV se positionnait non pas comme une chaîne de la province Nord, mais qu’elle s’affirmait au fil du temps et des moyens comme une chaîne « pays » qui « racontent la Nouvelle-Calédonie », pour reprendre les termes de votre directeur éditorial Jérémie Gandin, et mise sur l’actualité locale.

Puis vient la rentrée 2017, placée sous le signe de l’information avec un journal télévisé quotidien en soirée.
Un élargissement de l’offre pour les Calédoniens, moins centrée sur le Sud, sur l’agglomération, et très attentive à la vie de l’intérieur.
NCTV trouve maintenant sa place, ses marques et rassemble désormais plus de 20 000 téléspectateurs chaque jour.

Aujourd’hui vous franchissez une nouvelle étape. Changement de nom, nouveau studio, ouverture du capital social aux autres collectivités, NCTV prend réellement une dimension Pays. Et cela a plusieurs vertus.

Des vertus économiques, d’abord

  • En faisant le choix, début 2016, de reprendre la main sur votre programmation, vous avez fait le choix de favoriser la production audiovisuelle calédonienne. Je ne peux que vous féliciter d’avoir décidé de vous tourner vers la conception de programmes locaux en interne, ou sous traités, car vous participez ainsi au développement, à la structuration et à la professionnalisation de cette filière économique. Il n’aura pas échappé aux journalistes que vous êtes que le gouvernement aussi souhaite développer cette filière en créant un fonds de soutien à la production audiovisuelle qui permet désormais aux projets calédoniens d’accéder aux aides du Centre national du Cinéma (CNC). Des aides qui peuvent atteindre jusqu’à 40 % du budget d’une production. Ainsi nous, nous sommes donnés les moyens de soutenir les producteurs locaux et de faire émerger une véritable filière industrielle, qui pourquoi pas pourrait demain, intéresser la production internationale.

Des vertus d’intégration régionale, ensuite

  • Je ne peux que me féliciter du choix de favoriser les échanges régionaux. Vous avez ainsi signé en 2016 des accords avec la télévision publique du Vanuatu et plus récemment avec Tahiti Nui TV qui permettent des échanges de programmes, et permettront prochainement des partages de compétences. Cela permet également à chaque chaîne de diffuser les programmes d’information de l’autre. Certains d’entre vous ont suivi nos délégations de diplomatie économique dans la région, vous savez que je suis attaché à cette démarche. Cela participe au rayonnement de la Nouvelle-Calédonie, au rapprochement des peuples, au développement économique de notre région et permet aux Calédoniens, à nos jeunes, de mieux connaître leur environnement proche, de voyager, de voir ce qu’il se passe de l’autre côté du récif.
  • En coproduisant des documentaires, des émissions sportives et culturelles, avec nos voisins, se profile également à terme la création d’emplois locaux dans l’image, le numérique, la technique, la production et le journalisme.

L’arrivée d’un nouvel acteur à l’échelle du pays doit permettre une émulation qui doit profiter à tous les autres médias TV, radios, journaux et internet pour faire émerger une plus grande pluralité et indépendance de la presse.

Dans un monde toujours plus connecté, les médias traditionnels demeurent, je crois, des repères.
Il est ainsi important, peut être ici, plus qu’ailleurs, que les Calédoniens soient les mieux informés possibles. Qu’ils soient informés de l’actualité de ce qu’il ne va pas bien, des dérives de certains, c’est bien là le rôle de la presse ; mais les Calédoniens ont aussi besoin de savoir ce qui se fait de bien dans notre pays, que ses progrès soient mis en valeur au moins autant que ses faiblesses ; que la polémique ne soit pas notre seul mode de communication ; que la division des Calédoniens ne soit pas le seul fonds de commerce, mais qu’au contraire, notre communication nous aide à nous élever collectivement, à dépasser nos différences ou nos divergences pour relever les défis qui sont devant nous et ils sont nombreux, pour poursuivre la construction de notre pays, que nous aimons tous, dans la paix, dans la concorde et pour une prospérité au service de tous les Calédoniens .
Qu’NCTV puisse participer à cette belle ambition, c’est tout le mal que je lui souhaite.

Je vous remercie !

Seul le prononcé fait foi

M. Philippe GERMAIN
Président du gouvernement

Le 4 mai 2017 à Koné

Bonjour à tous,

Je tiens à remercier les orateurs précédents pour tous ces mots qui vont nous porter mon équipe et moi, dans les jours, les semaines et les années à venir.

Je vais donc avoir le plaisir de vous révéler le nouveau nom de la chaîne, mais d’abord, je veux vous montrer les visages de cette équipe que j’ai l’honneur d’animer depuis un peu plus d’un an. Je vais vous demander d’applaudir très très fort :
Davina Araa, Franck Araa, Margot Bantegny, Anna Chiron, Jean Deschamps, Blandine Guillet, Elise Hnangan, Jeanne Hué, Falaï Huedro, Vanessa Kede, Mathieu Lebarbier, Clémence Losserand, Lou Lurde, Mara Lurde, Stéphanie Marlier, Duke Menango, Noël Moinriburu, Camille Mosnier, Aurélie Neaoutyine, Nathacha Ogui, Michel Pimbe, Prosper Poagou, Antoine Reiss, Audrey Sarengat, Jonas Tein-Taouva, Anissa Toussi, Cédric Tyea, Jaimie Waimo, Ismaël Waka-Ceou, Lindsay Wamo, Cloé Yentao et Océane Zobler.

20 femmes, 12 hommes. Moyenne d’âge : 30 ans. Ils ont grandi à Poindimié, à Koné, à Lifou, à Maré, à Pouébo, à Nouméa, à Canala, mais aussi en France et à la Réunion.
Quand on a dit cela, et puisqu’il est question d’identité aujourd’hui, on a déjà un peu cerné qui nous sommes. Aujourd’hui, les médias, comme les hommes politiques, on l’a vu au cours de cette campagne, font l’objet d’une défiance des citoyens. On nous dit que l’on est déconnectés. A la télévision française en particulier, la plupart des journalistes, dont je fais partie, viennent des mêmes milieux, ils sont blancs, ont fait des études supérieures puis une école de journalisme ; leur vision du monde, et donc ce qu’ils racontent à l’antenne, manque de diversité. Or, dans notre métier, il faut savoir penser contre soi-même, se méfier des convictions et des idées reçues. Pour cela, on a besoin de différences. Dans cette équipe, dans cette bande comme ils disent, il y a une diversité de parcours, de regards, de talents, que je n’ai vue dans aucune autre rédaction, et pourtant j’en ai fréquenté quelques-unes à travers le monde. Cette télévision ressemble à son public. C’est un des ingrédients de la relation de confiance que notre chaîne tisse avec son public.

Autre ingrédient de cette relation de confiance : parmi les 32 personnes qui sont sur cet écran, il y a 24 journalistes, qui sont totalement libres. Les citoyens suspectent parfois les médias de connivence avec les pouvoirs politiques ou économiques. Dans ses premières années, NCTV n’a pas échappé à ce genre de critiques : certains l’affublaient de « télé du Nord » ou de « télé Néaoutyine ». Aujourd’hui, tous ceux qui regardent notre chaîne comprennent qu’il n’en est rien. On m’avait promis la liberté éditoriale. Cette promesse a été tenue. Je défie quiconque de m’indiquer un seul sujet qui nous aurait été imposé, ou un seul sujet qui aurait été censuré. Et nous ne pratiquons pas l’autocensure. Au fond, nous avons une chance rare : celle d’avoir comme actionnaires des gens pour qui l’indépendance – y compris éditoriale – n’est pas un vain mot.

Cette équipe ressemble à son public, elle est libre, et elle a un troisième atout : elle est d’une humilité impressionnante. Vous l’avez sans doute remarqué, les médias, et la télévision en particulier, ont du mal à se remettre en cause. Entend-on beaucoup d’autocritiques après cette campagne présidentielle qui a fait trop peu de place au débat d’idées ? Les médias américains ont-ils fait un examen de conscience digne de ce nom après la victoire de Donald Trump ? Ici, au pays de l’humilité, cette équipe ne demande qu’à apprendre et à s’améliorer. La chaîne, nous en avons tous conscience, est encore très perfectible. La formation de cette équipe reste un enjeu essentiel.

Avec tous ces atouts, on ne peut que progresser. En un an, nous avons créé 21 nouvelles émissions, ce soir nous en lançons encore 11 autres, notamment un journal télévisé modernisé, une émission de débat qui va s’appeler "Bienvenue dans la bande !", et un rendez-vous d’info à la mi-journée. Vous en saurez plus dans l’émission de 18h. Notre audience augmente fortement, notre page Facebook est passée de 3.000 à 40.000 en un peu plus d’un an. Cela nous fait plaisir, mais l’audience, dans notre projet, n’est pas une fin en soi. Que NC1ère – dont je salue la présence aujourd’hui – se rassure. Entre parenthèse, certains les appellent encore RFO – alors que ça fait 7 ans qu’ils ont changé. Comme quoi les changements de nom, ce n’est jamais gagné ! L’audience, disais-je, n’est pas une fin en soi. Nous proposons des magazines produits en interne, des documentaires, de la culture, des conférences sur la Nouvelle-Calédonie. Ces programmes sont sans doute moins populaires que les telenovelas, mais c’est un choix que nous assumons. Ecoutez ces mots d’un grand homme qui n’ont sans doute pas été assez entendus :
"Peut-on dire aujourd’hui que notre presse ne se soucie que de vérité ? Comme il est difficile de toujours être le premier, on se précipite sur le détail que l’on croit pittoresque ; on fait appel à l’esprit de facilité et à la sensiblerie du public. On crie avec le lecteur, on cherche à lui plaire quand il faudrait seulement l’éclairer. A vrai dire on donne toutes les preuves qu’on le méprise. L’argument de défense est bien connu : on nous dit, « c’est cela que veut le public ! ». Non, le public ne veut pas cela ; on lui a appris pendant vingt ans à le vouloir, ce qui n’est pas la même chose. Aujourd’hui, une occasion unique nous est offerte au contraire de créer un esprit public et de l’élever à la hauteur du pays lui-même."

Qui a écrit cela ? Albert Camus, et c’était… en 1944 ! 70 ans après, l’enjeu reste le même. Victor Tutugoro parlait tout à l’heure de l’Accord de Nouméa comme d’un « pari sur l’intelligence ». Notre télévision doit en être un aussi. On a gardé le slogan « la télé qui nous rapproche », mais on aurait aussi pu choisir « la télé qui ne vous prend pas pour des cons ».

L’heure est venue de vous révéler le nouveau nom de cette chaîne qui a créé, avec toute la Calédonie, cette relation de confiance qu’elle va continuer de nourrir avec plein de nouveaux programmes. Ce soir à 18h, NCTV n’existera plus. Elle aura fait place à ça :

BANDE ANNONCE REVELATION CALEDONIA

Voilà, NCTV devient CALEDONIA. Alors pourquoi CALEDONIA… Ce nouveau nom, comme vous l’avez compris, reflète clairement notre identité de chaîne du pays, de tout le pays. Plus personne ne pourra dire la télé du nord. D’ailleurs, nous sommes répartis sur l’ensemble de la Calédonie : le siège est ici à Koné, mais nous avons un gros bureau à Nouméa avec 7 journalistes, un bureau à Ouégoa, un bureau à Poindimié, et bientôt un bureau à La Foa et enfin à Lifou. CALEDONIA s’adresse donc à l’ensemble des habitants de ce pays, et même au-delà. Vous savez que nous tissons des liens avec des chaînes de la région Pacifique, le Vanuatu, Tahiti, bientôt la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Et ce nouveau nom CALEDONIA, nous inscrit dans cet environnement régional, puisqu’il fonctionne aussi bien en français qu’en anglais.

Ensuite je vais vous parler du logo, mais je commence par les couleurs :
elles évoquent la terre de ce pays, on a d’ailleurs sur le plateau un panneau de « béton-terre », ce pisé que l’on trouve dans plusieurs réalisations de la province ; et puis vous le verrez à l’antenne, le bleu, le bleu pacifique et le bleu lagon qui représentent la présence de l’eau. On a donc des éléments naturels sur lesquels la main de l’homme vient se poser. J’en viens donc au logo : on peut y voir une empreinte digitale, mais aussi la présence de l’homme dans sa dimension plus culturelle : certains y verront des traits de sculpture, du tressage, des motifs de poterie Lapita, du maquillage, des tatouages. Mais on peut aussi y voir des racines ou encore les différentes îles d’un archipel. CALEDONIA, c’est la chaîne du pays, mais un pays qui s’inscrit dans son environnement, dans tous les sens du terme : environnement naturel, environnement régional.

Un mot enfin sur le slogan, comme je vous le disais il ne change pas : « la télé qui nous rapproche ». Alors, la notion de proximité est souvent conçue par les médias régionaux comme une notion géographique, ou spatiale. France 3 avait comme slogan dans les années 2000 : "De près on se comprend mieux". Cela ne me semble pertinent que pour ceux qui souffrent de problèmes auditifs. Pour les autres, je crois que la proximité doit plutôt être conçue comme une notion morale ou psychologique. On se sent très proches de gens qui sont au bout du monde, tandis que certains voisins n’entretiennent aucun lien de proximité. Tout est dans l’empathie et la volonté de comprendre l’autre, profondément, y compris et surtout s’il est différent.

Avant de passer à l’inauguration des studios, j’aimerais à mon tour adresser quelques remerciements : merci d’abord à Marcel Trillat et Jean-François Corral, qui ont cru en moi ; merci à nos actionnaires, et à leur foi dans notre indépendance éditoriale. Merci à Paul Neaoutyine. Je salue Jean-Pierre Djaïwé et tous nos administrateurs ; je remercie notre Directeur général Laurent Le Brun pour le travail exceptionnel effectué depuis un an et demi. C’est un privilège de travailler avec toi. J’ai une pensée amicale pour deux consultants qui nous apportent beaucoup : Pierre Boucaud et Serge Tomasini. Merci aux super professionnels de Nord Avenir, on a beaucoup de chance de travailler avec vous. Merci aux syndicats pour la qualité de notre dialogue. Merci à René Boutin pour son regard tellement précieux, ainsi qu’à Thaïs Dumas. Merci à Valérian Neuenschwander et Anthony Verons pour leur créativité. Merci à Steeve Laigle, à Amandine Bui Duyet, et à tous les partenaires culturels avec lesquels on a encore tant d’aventures à partager. Merci à tous les producteurs qui nous accompagnent dans cette aventure, notamment l’excellent Pierre Quatrefages, je salue aussi Eric Deroche et Philippe Buston… Merci à tous ceux qui ont construit ces nouveaux locaux, que nous allons inaugurer dans quelques minutes. Merci à Julien Chéron, le chef décorateur. Merci à tous les confrères journalistes qui nous suivent avec bienveillance… merci encore à toute la bande avec qui j’ai tellement envie de poursuivre l’aventure. Merci à mon épouse Sabine, pour avoir fait avec moi, ce choix de vie. Et enfin merci à vous tous de m’avoir si bien accueilli dans votre pays !

M. Jérémie GANDIN
Directeur éditorial de CALEDONIA